Clap de fin pour P. Albérola

Ce n’était plus un secret pour personne depuis plusieurs semaines : Patrick Albérola n’entraînera plus Carcassonne XIII la saison prochaine. Depuis son retour au club, en 2016, les « canaris » ont remporté deux coupes de France (2017 et 2019) , disputé une finale du championnat (2019). Avec Fred Camel, son alter-ego, ils ont réussi à poser les bases d’un projet réaliste et ambitieux. Mais, l’impression d’être confronté à une certaine routine ainsi que des problèmes personnels liés à la santé de son épouse, amènent ce passionné à quitter la scène rugbystique. Pour le plus grand regret de tous.

Patrick, vous avez annoncé que vous n’entrainerez plus Carcassonne XIII la saison prochaine. Quelles sont les raisons de cette décision ?

Je suis un passionné et le terrain me manquera. Mais j’ai un peu l’impression d’avoir fait le tour de la question. Seul, peut-être, un challenge vraiment excitant aurait pu me conduire à revoir ma position. De plus, Cathy, mon épouse, connait aujourd’hui des problèmes de santé et je sais que je ne serai pas mentalement disponible à 100 % pour penser au rugby.

De quoi demain sera-t-il fait pour vous ?

J’ai beaucoup donné au rugby. Je souhaite aujourd’hui profiter de ma famille, voir grandir mes petits-enfants. Je n’oublierai pas, bien sûr, la chasse qui reste une grande passion.

Votre meilleur souvenir sur ces quatre dernières saisons ?

La victoire en finale de la Coupe de France face à Lézignan à Avignon en 2017. Elle m’a procuré beaucoup de fierté pour mon retour au club. D’autant que Lézignan était ultra favori.

Que retiendrez-vous de toutes ces années d’entraîneur à Carcassonne ?

Pour avoir la confiance d’un groupe, il faut aimer ses joueurs. Si tu les aimes, ils te le rendent sur le terrain. À Carcassonne XIII, j’ai tissé beaucoup d’amitié à tous les niveaux du club et j’ai pris énormément de plaisir. Je sais que Fred (Camel), Florent (Tost) et Teddy (Sadaoui), avec le retour de Jean-François Albert,  vont assurer une certaine continuité. Ils ont toute ma confiance et je leur souhaite bonne chance dans leur mission. Je ne voudrais pas oublier de remercier les présidents qui m’ont fait confiance.

C’est vraiment la fin ? On ne vous reverra pas dans le rugby ?

Je suis l’un des entraîneurs les plus âgés de l’élite et la relève est là. Il ne faut jamais dire jamais, mais, très honnêtement, aujourd’hui cela        ressemble à une fin de carrière.

Un dernier mot ?

Ma plus grande fierté d’entraîneur sera d’avoir partagé une victoire en Coupe de France avec chacun de mes fils. En 2009, avec Mathieu, et, en 2019, avec Alexis.